Plan A. Ménage.
Voilà mon appart brille de mille feux parce que j'ai le blues aujourd'hui. Car quand j'ai le moral dans les bas fond de moi même, je frotte, je brique, j'aspire, j'époussette, je lave, je javellise bref je nettoie. Généralement ça vaut tous les antidépresseurs, ça évite de flotter sur un nuage rose et en plus je récupère des draps propres, une cuisine impeccable, une salle de bain étincelante... mais toujours ces idées noires. Merde.
Plan B, écrire.
La chose qui me tourmente toujours est mon existence et ses alentours. Amour, travail et patrie. Le poing levé et tout ça et tout ça et tout ça.
Amour: Depuis que je suis dans cette région, on peut pas dire que j'ai eu beaucoup de chance. Deux catégories de mec: Les plus désespérés que moi et les plus fous de cul que moi encore. Coté cul, je ne sais pas pourquoi mais ici ma libido n'a jamais décollé. J'ai tout d'abord forcé la bête pour regagner ma vitesse de croisière mais cela a été pire, rien a faire. Alors je fais avec un quota raisonnable en ce qui me concerne et je me dis que c'est comme le vélo... j'espère. Coté relationnel, même si je pense être quelqu'un de simple à vivre, je me rends compte qu'il est difficile d'être compatible avec quelqu'un. Un pote m'a dit un jour: "Faudrait pas trop faire le difficile, et rabaisser ton échelle de valeur sinon tu vas finir seul !" déjà que je trouve que mon échelle de valeur est loin d'être haute, je me vois mal la rabaisser. A choisir autant finir seul, qu'avec un de ces mecs que j'ai rencontré. Mecs équipés d'angoisses permanentes, de "vieux fantômes" et totalement dépourvu soit de conversation ou d'humour parfois c'est les deux. Et comme il ne reste que trois barreaux à mon échelle de valeur, l'humour, la conversation et pour le troisième c'est au choix le physique ou un certain potentiel sexuel (si c'est les deux, Champagne !!!) je me suis décidé à ne plus me brader et puis tant pis, si je dois finir seul. Et on en vient à la chose numéro un dans mon cerveau : Suis-je le seul à être compatible avec moi-même ? ou bien la théorie de Zezette sur chaque pot à son couvercle est elle correcte ? ça fait un peu pompeux comme ça, mais c'est vraiment comme ça que je ressens les choses.
Travail : Quand je me rends dans ma boite à con, entendez par là mon entreprise dont je suis tenu de ne rien dire car sinon je peux mourir, je me dis que j'ai vraiment de la chance. J'ai un boulot et la paye qui va avec. Pour le reste, deux de mes collègues sortent du lot, ils sont devenu d'ailleurs des amis proches, pour les autres ils m'apportent beaucoup de réponses aux questions que je ne me suis jamais posé. Exemple : La connerie possède-t-elle un degré zéro ? Je me suis rendu compte qu'un monde existe après le zéro ! Un con sait-il en reconnaître un autre ? Bien sur, mais il sait pas quoi en faire en suite, c'est l'histoire de la poule qui tombe sur un couteau. Bref avec tout, ça je me dis que je peux même pas me rabattre sur mon taf pour oublier mon existence, pire celui-ci me fait prendre conscience que je suis peut être infecté et donc c'est moi, qui suis tracassé et donc le problème vient de moi ?!? Meu non!!! y'a toujours plus con que moi ! La preuve, je sais déceler la race des abrutis inférieur à la mienne et puis j'ai des noms, ça fait peur de savoir que ça existe !!!
Patrie : Le jour où j'ai eu cette brillante idée de quitter la capitale, que j'occupais depuis près de 18 années, afin de regagner mon sud-ouest natal, aurait été pour moi la pire des conneries que j'ai fait durant ses 39 dernières années. Conseil: Ne jamais croire qu'on peut avancer dans le futur en remontant dans le passé pour régler le présent. Le passé c'est pour les vacances, le présent pour gagner des sous et le futur pour le dépenser. Je vous entends dire que ma solution est peut être là. C'est pas faux. Cela voudrait dire qu'il me suffit de regagner Paris et fini mes problèmes ? Trop facile. Si c'était ça, dès demain je remonte. Mais pour moi, si je devais faire un erase & rewind autant que tout change, du moins au niveau professionnel car si je dois revenir comme avant, cela sera comme un échec et comme je suis nul aux dames ! Pour le reste, je devrais maîtriser.
Mon problème est problématique mais pas forcement un problème. Et comme dit l'autre, il doit bien avoir une solution. Mais j'ai un début de piste...
... le plan B marche. J'ai plus le blues mais à me relire j'ai quand même une vie de merde, mais un appartement propre, si c'est pas malheureux ça, je rêve que mon appart soit bordélique un jour.
lundi 11 août 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire